Aménager son atelier

Pas toujours simple de s’aménager un coin studio lorsque l’on vit en appartement et que l’on débute la peinture en tant qu’artiste peintre professionnelle. Jusqu’à aujourd’hui, j’y suis toujours allée par étape.
Je vous présente mon environnement de travail qui évolue sans cesse depuis que je me suis lancé.

Les débuts

Quand j’ai décidé de me remettre à la peinture, je n’étais plus vraiment équipée en matériel. J’avais le chevalet peu stable de mon grand-père et quelques pinceaux que j’ai retrouvé, mais beaucoup étaient abîmés. Cependant, pour m’y remettre, j’y suis allée petit à petit. Je n’imaginais pas en faire mon activité et me déclarer professionnellement.

Le matériel de base

Pour commencer la peinture, même si l’on souhaite pratiquer cette activité comme hobby, il n’y a pas besoin de faire de grosses dépenses. Pour ma part, j’ai repris en commençant à faire des petits formats sur papier. Mais très vite, j’ai eu envie de passer au châssis entoilé. C’est là que le budget commence à devenir plus conséquent.

Mon matériel de base était le suivant : 

  • un grand rouleau de papier craft que j’utilisais pour protéger la table du salon
  • De la peinture acrylique : les couleurs primaires (cyan, magenta et jaune), du blanc, du noir et du doré
  • Des nouveaux pinceaux
  • Quelques châssis entoilés en coton
  • Du vernis colle / colle vinylique.
  • Du vernis
  • Et beaucoup de récupérations ! (pour les effets de matières, car j’utilise des techniques mixtes.)
peinture-acrylique-artiste-peintre-pays-basque-tiphanie-canada
Peinture acrylique
colle-et-recyclage-atelier-artiste-peintre-pays-basque
Colle, laine, ficelle & papiers divers à recycler
pinceaux-atelier-artiste-peintre-pays-basque
Quelques pinceaux

Installation

Mon conjoint et moi avons déménagé pour un plus grand appartement en décembre 2018. Une fois dans notre nouvel appartement, j’en ai profité pour mieux m’installer et m’organiser. Je protège le parquet et la table avec des tissus très épais. J’ai disposé mon nouveau chevalet d’atelier professionnel (cadeau de mon conjoint!) de sorte à bénéficier d’une belle luminosité et je dispose d’un meuble où je stocke tout mon matériel (peintures, pinceaux, torchons, laine, ficelle, colle, vernis et mon sac à bazar où je stocke les matériaux à recycler ).

Je dispose désormais d’un bien plus grand espace, mais qui ne nous encombre pas. Tous les jours, à la fin de la journée, je « replie » mon atelier. Les protections sont facilement pliées, les matériaux rangés ; il ne reste que le chevalet de visible.

En quelques mois, je suis donc passé d’un coin de table dans mon salon, à un réel petit espace fonctionnel.

Mon nouveau chevalet
Meuble de stockage pour le "petit"matériel

Professionnalisation

Ensuite, il est venu le moment où mes toiles commençaient à s’entasser et où la peinture prenait toujours plus d’importance dans ma vie de tous les jours. Si je ne peins pas, je ne me sens pas très bien, un peu frustrée, une sensation de manque… Il est donc venu le moment pour moi de reconnaître que c’est ce que j’ai toujours voulu faire. J’ai toujours fait des choix de raison, et aujourd’hui j’ai envie de faire mes choix avec le cœur. La vie est bien plus belle ainsi.

Déclaration

La première chose à faire donc est de se déclarer. Pour ma part, je disposais déjà d’un numéro SIRET de ma micro-entreprise en « activités spécialisées de design ». Mais pour vendre des toiles, ce n’est pas légal d’être auto-entrepreneur, il faut se déclarer à la MDA (Maison des Artistes).

Il m’a fallu donc demander un nouveau numéro mais finalement, l’Urssaf m’a fait conserver le même.  J’ai ensuite reçu un courrier de la sécurité sociale des Artistes – Auteurs afin de m’informer de mon affiliation et me demandant de créer un compte sur une plateforme.

Ensuite, il faut vendre une première toile pour ensuite être officiellement artiste avec un numéro de la MDA. Je dois avouer que je suis allergique à tout ce qui est administratif, mais j’ai la chance que mon conjoint soit comptable pour m’assister à ce niveau-là.

Organiser le tout

L’organisation de mon coin atelier s’est fait progressivement. En revanche, je n’avais pas prévu de stockage pour mes toiles.

Par chance, nous avons une chambre supplémentaire quoi doit nous servir de bureau. J’ai actuellement réquisitionné un coin de cette pièce pour y entreposer mes toiles soigneusement protégées et étiquetées.

Pour cela, une fois chaque tableau signé, contresigné et vernis, je le photographie puis je le protège avec du papier bulle ou mousse et je l’étiquette (nom, année, dimensions). De cette façon, je peux rapidement retrouver chaque tableau, et je suis assurée qu’ils sont convenablement protégés.

Peut-être qu’un jour, j’aurai un vrai atelier, mais aujourd’hui je me sens très épanouie dans mon coin atelier et j’ai trouvé une organisation qui n’envahit pas notre appartement.

Et vous, avez vous une passion ou un job qui envahit votre intérieur ?

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2 Replies to “Aménager son atelier”

  1. Toute jeune et déjà bien organisée, c’est ce qu’il faut pour avancer, continuez dans ce sens
    On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux, disait St Exupéry
    J’ai la chambre de ma fille transformée en atelier, j’aime y aller tous les jours, je ne suis pas déclaré, une petite vente pour le moment et je suis en retraite maintenant
    Je vous enverrai des photos plus tard, nous partons en vacances en Bretagne
    Amitiés sincères
    Marie Odile

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